La Reconstruction Posturale ® est une kinésithérapie qui traite les douleurs d'origine musculaire et les déformations de la colonne vertébrale et des membres.       

14, rue Wimpheling 67000 Strasbourg - FRANCE - Tel. : + 33 (0)6 34 67 41 86


Collège des Praticiens de Reconstruction Posturale®

> Espace reconstructeurs

Espace reconstructeurs

Accueil Espace pro santéDocumentationGlossaire

Trouvez ici les définitions du lexique simplifié

Il y a 30 définitions dans le glossaire. Effectuez une recherche sur le terme que vous souhaitez. (expressions régulières seulement). La recherche se fait uniquement sur la liste des définitions.

TERME RECHERCHé (si vous le connaissez)

RECHERCHEZ
dans le lexique
Toutes les définitions | H | P | Z | T | S | R | O | M | L | I | G | F | D | C | B | A
H
HYPOTHESE PATHOGENIQUE PROPRE A LA RECONSTRUCTION POSTURALE

Les troubles de la statique (algies, dysfonctions et déformations acquises de l’appareil locomoteur) auraient comme origine possible des désordres du tonus générés par un dysfonctionnement des centres subcorticaux régulateurs du tonus (en l’absence de lésions du système nerveux central). 

HYPERTONIE MUSCULAIRE PHYSIOLOGIQUE

Augmentation spontanée, non linéaire du tonus basal.    

P
PILIERS D'UNE DÉPRESSION LORDOTIQUE

Limites supérieure et inférieure d’une dépression lordotique.    

POSTURE

 

Ensemble d’une ou plusieurs manœuvres maintenues dans le temps qui comporte obligatoirement une manœuvre aggravante. 

PARANGON MORPHOLOGIQUE

Modèle virtuel indemne de toute altération qui sert de référence morphologique.    

Z
ZONE DE TRANSITION

 

Région du dos centrée sur T7, correspondant à la zone frontière entre les deux blocs fonctionnels. 

T
TRÉPIED ÉVOQUÉ

Démembrement des réponses évoquées neuromusculaires en contractions volontaires, contractions involontaires et hypertonies induites.

Caractéristiques :

  • les contractions volontaires sont conscientes maîtrisables et non itératives
  • les contractions involontaires peuvent être : 
    • conscientes, maîtrisables mais itératives
    • conscientes mais non maîtrisables
    • inconscientes et donc non maîtrisables
  • l’hypertonie est inconsciente et donc non maîtrisable
S
SERVITUDE ÉVOQUÉE

 

Asservissement de certains mouvements de grande amplitude relative au déclenchement de réponses évoquées. 

R
RÉPONSES ÉVOQUÉES

Manifestations polymorphes, d’aspect mécanique ou paradoxal, consécutives à la réalisation de mouvements de grandes amplitudes asservis.

On distingue les : 

  • Réponses évoquées d’aspect mécanique : ce sont des réactions élémentaires et immédiates, propres à renforcer et verrouiller une hypertonie induite, à diluer une mise en tension musculo-aponévrotique et/ou à occulter une douleur.
  • Réponses évoquées d’aspect paradoxal : ce sont des réactions qui ne relèvent pas d’une logique mécanique simple. On distingue :
    • réponses évoquées neuromusculaires qui se manifestent par des hypertonies induites avec ou sans contractions associées, se traduisant par l’aggravation transitoire d’une dysmorphie (ou son apparition) et/ou des inhibitions transitoires induites, partielles ou totales, de mouvements habituellement réalisables. Certaines sont stéréotypées, elles sont dites présomptives (elles sont l'exclusivité de manœuvres dites fondamentales ; les autres sont dites aléatoires ;
    • réponses évoquées neurovégétatives à type de sudations localisées, dermographies, bâillements, sécheresse buccale, etc. ;
    • réponses évoquées comportementales à type de surdité sélective, ralentissement de la vitesse de compréhension d’ordres simples, agressivité, crises de larmes, fous rire, etc.

 

RECONSTRUCTION POSTURALE

 

Ensemble de techniques de kinésithérapie se servant de l’induction normalisatrice comme principe actif. 

O
OBSERVATION PRINCEPS

 

Observation faite par Françoise Mézières en 1949 et qui est à l’origine d’un concept original de rééducation appelé « Méthode Mézières ».
Mézières F. L’homéopathie française. Ed. G. DOIN. Avril 1972 ; N°4 – 195.


"Lorsqu'un fastueux matin de printemps 1947, nous vîmes entrer dans notre cabinet une patiente présentant une superbe "cyphose", nous étions bien loin de nous douter que notre profession et le sort de légion de malades allaient être changés. Il s'agissait d'un sujet longiligne, très grande et maigre. Un corset de cuir et fer avait causé, non l'enraiement attendu des progrès, décidément inexorables, de son mal, mais des ecchymoses sur les hanches et autour des épaules, et encore sept vertèbres étaient à vif ainsi que l'angle inférieur des omoplates. Mais la malade ne s'en plaignait pas et elle venait parce qu'elle ne pouvait plus lever les bras ni travailler. Nous essayâmes, naturellement, les exercices de redressement et le travail des dorsaux en vue de fortifier les " extenseurs " du dos, mais la raideur était telle que rien n'était possible. Étendant alors notre malade à terre, en décubitus dorsal, nous appuyâmes sur les épaules et nous vîmes, à notre stupéfaction, se produire une énorme lordose lombaire alors que, examinée debout, la malade ne présentait absolument qu'une cyphose dorsale.

Pour éviter d'ajouter un mal à celui qui existait déjà, nous basculâmes le bassin en arrière en amenant les genoux sur l'abdomen et, à notre nouvelle stupeur, nous vîmes l'hyperlordose lombaire ainsi effacée se reporter à la nuque, la tête se renversant en arrière sans qu'il fût possible de ramener le menton près du cou. La porte sur la vérité était, devant nous, grande ouverte mais nous refusions de nous y engager et, doutant de nos yeux, nous renouvelâmes plusieurs fois l'expérience et, finalement, devant une consœur." 

OBJECTIF THÉRAPEUTIQUE

 

Résultat escompté d’une manœuvre, d’une séance, d’un traitement que le thérapeute s’assigne en fonction de l’anamnèse et des éléments du bilan initial.  

M
MOUVEMENT DE GRANDE AMPLITUDE RELATIVE

 

Concept propre à la Reconstruction Posturale qui recouvre :
- les mouvements en course totale disponible ;
- la correction transitoire d’une dysmorphie ;
- les sollicitations de mouvements qui seraient empêchés par un obstacle endogène 
ou exogène. Les mouvements réalisés sont donc d’amplitudes réduites, voire nulles.

MANOEUVRE

 

 

Mouvement de grande amplitude relative utilisant le mécanisme de l’induction pour obtenir des réponses évoquées.

Types de manœuvres :

Manœuvre fondamentale : une manoeuvre fondamentale est une manoeuvre qui induit une réponse évoquée présomptive stéréotypée et éventuellement une ou plusieurs réponses aléatoires. Cinq manoeuvres répondent à cette définition : l’abduction du membre supérieur en rotation médiale, l’inclinaison céphalique, l’élévation du membre supérieur en rotation latérale, la rotation céphalique et la rétropulsion céphalique.

 

 

Description :

-  l’abduction du membre supérieur en rotation médiale provoque l’élargissement de l’hémi-

thorax homolatéral ;

-  l’inclinaison céphalique provoque l’élargissement de l’hémithorax controlatéral ;

-  l’élévation du membre supérieur en rotation latérale provoque la propulsion de l’hémi-

thorax homolatéral ;

-  la rotation céphalique provoque la propulsion de l’hémithorax controlatéral ;

-  la rétropulsion céphalique provoque l’augmentation de la profondeur de la dépression

lordotique du bloc inférieur.

Manœuvre commune : une manoeuvre commune est une manoeuvre qui induit une ou plusieurs réponses évoquées aléatoires (probables ou inopinées).

Catégories de manœuvres :

Tous types confondus et considérant exclusivement les effets recherchés sur une dysmorphie identifiée, on distingue :

-  les manœuvres de première catégorie, dites adjuvantes, sont correctrices d'emblée

-  les manœuvres de deuxième catégorie, dites essentielles, sont aggravantes d'emblée. 

L
LOIS FONDAMENTALES

 

Lois énoncées par Mézières (1984) expliquant l’observation princeps de 1947 (vide infra).

Première loi :
Les nombreux muscles postérieurs se comportent comme un seul et même muscle.

Deuxième loi :
Les muscles des chaînes sont trop forts et trop courts

Troisième loi :
Toute action localisée, aussi bien élongation que raccourcissement, provoque instantanément le raccourcissement de l’ensemble du système.

Quatrième loi :
Toute opposition à ce raccourcissement provoque instantanément des latéroflexions et/ou des rotations du rachis et des membres.

Cinquième loi :
La rotation des membres s’effectue toujours en dedans.
La Reconstruction Posturale a été amenée à reformuler la cinquième loi :
Au niveau des membres, l’hypertonie se traduit par l’augmentation des différentiels de rotation entre les différents segments :

  • -  au niveau du membre inférieur, le plus souvent, le segment proximal (fémoral) tourne en dedans, alors que la résultante des rotations est latérale.

  • -  au niveau du membre supérieur, le plus souvent, le segment proximal (huméral) tourne en dehors, alors que la résultante des rotations est médiale.

 

Sixième loi :

Toute élongation, tout effort, toute douleur, provoque instantanément un blocage respiratoire en inspiration. 

 

I
INDUCTION NORMALISATRICE

 

Principe actif de la Reconstruction Posturale constitué de trois séquences successives :

    - mouvement de grande amplitude relative asservi, unique ou associé ;

    - déclenchement à distance d’une réponse évoquée par un phénomène d’irradiation. Il est postulé que celle-ci témoigne d’une exacerbation du tonus ;

    - réduction de la réponse évoquée. Il est postulé que celle-ci témoigne de la résolution de l’hypertonie induite. 

INDUCTION

Mouvement de grande amplitude relative asservi au déclenchement à distance de réponses évoquées.

Modalités d’inductions :

-  induction par association de mouvements de grande amplitude relative, isolément réalisables mais, non asservis ;

-  induction par dissociation de mouvements de grande amplitude relative, solidairement réalisables mais, non asservis ;

-  induction par succession cyclique d’associations-dissociations. Ce sont les mouvements alternés.

    Types d’inductions :
     
    -  induction inter-bloc : la réponse évoquée se situe dans le bloc fonctionnel opposé à l’induction ;
     
    -  induction intra-bloc : la réponse évoquée se situe dans le même bloc fonctionnel que l’induction, mais dans l’hémicorps controlatéral ;
     
    -  induction intra-article : la réponse évoquée se situe dans le même bloc fonctionnel que l’induction, dans le même hémicorps, mais, dans l’hémi-palette opposée. 

     

    G
    GRADES

    Mode d’évaluation des dysmorphies.

     

    Trois grades sont décrits :

     

    Grade 1 : modéré
    Grade 2 : significatif
    Grade 3 : important

    F
    FLÈCHES VIRTUELLES TRANSFIXIANTES

    Modélisation de type vectorielle reflétant les différents paramètres de la résultante des forces qui déterminent une dépression lordotique (point d’application, direction, zone de sortie, module). 

    D
    DYSMORPHIE

    Déformations acquises idiopathiques de l'appareil locomoteur. Il est postulé qu'elles s'originent dans des désordres du tonus.

    On distingue les déformations positionnelles des déformations structuralisées :

    • les déformations dites positionnelle sont des déformations permanentes générées par des désordres du tonus sans altérations tissulaires associées. 

    Généralement asymptomatiques, elles constituent une solution d’urgence pour échapper aux algies précoces.

    • les déformations structuralisées sont des déformations permanentes déjà anciennes résultant de désordres du tonus. 

     

    Elles sont structuralisées du fait des altérations tissulaires liées à la persistance des rapports articulaires anormaux. Elles s’accompagnent le plus souvent d’algies tardives, mais elles peuvent aussi rester asymptomatiques.

    DEPRESSION LORDOTIQUE

    Dépression rachidienne (lordose) et/ou para-rachidienne concave vers l’arrière. Elle se définit par sa localisation, sa profondeur, l’emplacement de son apex, ses piliers* (limites) et sa direction. Lorsqu'elle est para-rachidienne (dans le cas d’une courbure scoliotique), elle se situe du côté de la concavité de la courbure. Elle est consécutive à la rotation des vertèbres.

     

    C
    CRITÈRE D’ARRÊT D'UNE MANŒUVRE

    Réduction substantielle de la réponse évoquée sur le maintien de l’amplitude critique. Il est postulé que la réduction de la réponse évoquée traduit une normalisation tonique. 

    CRITÈRE DE VALIDITÉ D'UNE MANŒVRE

     

    Obtention d’une réponse évoquée, suite à une induction. Il est postulé que l’apparition de la réponse évoquée traduit une exacerbation tonique. 

    CIBLE D’UNE MANOEUVRE

    Lieu et mode d’expression d’une réponse évoquée.    

    CHAÎNE MUSCULAIRE

    Ensemble de muscles poly-articulaires, de même direction, qui se recouvrent comme les tuiles d’un toit.

    Description : Quatre chaînes avaient été décrites par Mézières1. L'une d'entre elles (la chaîne antérieure du cou) avait été identifiée par Michaël Nisand :

    • -  la chaîne postérieure ;

    • -  la chaîne brachiale ;

    • -  la chaîne antérieure du cou ;

    • - la chaîne antéro-intérieure : pour des raisons didactiques, la Reconstruction Posturale a été amenée à rebaptiser cette chaîne en « chaîne antérieure des lombes ». 

    CAUSES D’ARRÊT

    Causes susceptibles de provoquer l’interruption de la manœuvre alors même que le critère d’arrêt n’est pas atteint.
    Les plus fréquentes sont :

    • l’absence de critère de validité ;
    • l’aggravation induite non réductible, malgré l’obtention du critère de validité ;
    • l’incapacité à neutraliser une douleur en extemporané;
    • l’apparition de mouvements involontaires non gérables.
    B
    BRAS DE LEVIER

     

    Longueur du trajet de l’irradiation, depuis l’induction jusqu’au lieu de manifestation de la réponse évoquée. 

    BLOC FONCTIONNEL

    Zone corporelle à l’intérieur de laquelle tous les éléments de l’appareil locomoteur sont interdépendants.
    On distingue deux blocs :

     

    - le bloc supérieur comprend la tête, la ceinture scapulaire, les membres supérieurs, et le thorax jusqu’à la zone de transition (T7) ;

    - le bloc inférieur comprend le tronc en dessous de la zone de transition (T7), la ceinture pelvienne et les membres inférieurs.

    A
    APEX D'UNE LORDOSE OU D'UNE DÉPRESSION L

     

    Sommet de la concavité lordotique. Dans le cas d’une hyperlordose et/ou d’une dépression lordotique, il correspond à la zone vertébrale ou para-vertébrale ayant subit la déformation relative maximum (par rapport à la forme normale). À l’instar d’un arc asymétrique, l’apex peut ne pas être équidistant des piliers. 

    AMPLITUDE CRITIQUE

    Amplitude requise, nécessaire et suffisante pour induire une réponse évoquée    

    ALGIES TARDIVES

    Douleurs de type inflammatoire. Il est postulé qu’elles résultent d’altérations tissulaires liées à la persistance de rapports articulaires anormaux générés par des dysmorphies. 

    Caractéristiques horaires : 

    • elles diminuent au repos ;
    • elles sont exacerbées par l’activité diurne ;
    • elles culminent en fin de journée.

    Elles sont souvent articulaires (troubles trophiques) et répondent favorablement au repos, au froid et aux AINS.

    ALGIES PRÉCOCES

    Douleurs de type musculaire. Il est postulé qu’elles sont générées par la permanence des désordres du tonus. Elles sont l’expression de : 

    • contraintes mécaniques anormales liées à des conflits entre chaînes musculaires antagonistes et hypertoniques quant à leur action principale non résolus par la constitution d’une déformation consensuelle ;
    • et/ou d’états de mal hypertoniques (subcrampes permanentes).

    Caractéristiques horaires : 

    • elles apparaissent dans la deuxième moitié de nuit (lorsque le muscle se refroidit) ;
    • elles culminent au réveil et à l’immobilité prolongée ;
    • elles nécessitent un dérouillage matinal laborieux ;
    • elles diminuent avec les activités diurnes.

     

    Elles répondent favorablement à la chaleur, à l’activité prolongée et aux antalgiques.